Les Carnets de Magellan

La Jordanie

Peintures rupestres en plein désert, vestiges gallo romains, sites bibliques, forteresses croisées et châteaux omeyyades : un séjour en Jordanie est la promesse d’un voyage dans le temps.

Les passionnés d’histoire se réjouiront d’emprunter la mythique Route des Rois et de parcourir l’étroit défilé jusqu’à Petra et son fameux Trésor, surgit de la roche comme un mirage.

Les amoureux de nature et amateurs de sport apprécieront les randonnées au cœur de la réserve de Dana ou dans les gorges du Wadi Mujib, tandis que les adeptes de farniente profiteront des plages ensoleillées de la Mer Rouge.

Après avoir arpenté le Wadi Rum, avec un bédouin pour seul guide et la soif d’aventure pour seule motivation, on se laisse tenter par un bain dans la Mer Morte, aux multiples vertus thérapeutiques.

Îlot de stabilité au cœur du Moyen Orient, la Jordanie nous offre une parenthèse dépaysante et un brin magique, sur les traces de Lawrence d’Arabie.

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Les destinations

Petra

Fière cité taillée dans la roche, Petra est l’un des endroits les plus envoûtants au monde. Capitale des nabatéens, la ville nous apparaît au bout de l’étroit défilé du Siq, avec sa ville basse, ses thermes, son théâtre romain... Une seconde journée permet l’ascension vers le Monastère et les Hauts Lieux du sacrifice.

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Jerash

Carrefour de commerce et d’échanges, l’ancienne cité gallo-romaine présente des vestiges remarquablement bien conservés. On peut y admirer notamment le théâtre, le forum, des temples, l’hippodrome et quelques murailles.

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Wadi Rum

Ce somptueux désert de sable et de roches se parcours à pied, en 4x4 ou à dos de chameau, toujours accompagné par un bédouin, gardien de l’histoire et des traditions de ce lieu magique.

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Amman

Bâtie sur sept collines, la capitale jordanienne est l’une des plus anciennes villes du monde. Sa puissante citadelle abrite encore des vestiges archéologiques comme le palais omeyyade, le temps d’Hercule et l’église byzantine.

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Mer Morte

La baignade dans la Mer Morte est une véritable expérience. Point le plus bas du globe, ses eaux sont si salées qu’il est impossible de couler ! On appréciera également les bains de boue aux vertus apaisantes et l’agréable microclimat de la région.

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Aqaba

Station balnéaire sur les bords de la Mer Rouge, Aqaba fait la joie des amateurs de plongée sous marine. Les fonds marins exceptionnels et la douceur du climat en font une étape de repos appréciée.

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Kerak

Cette ancienne forteresse des Croisés, qui s’élève à 900 mètres au dessus du niveau de la mer, constitue une étape marquante sur la Route des Rois, à l’instar de Shaubak. Cerise sur le gâteau, le panorama sur la vallée est magnifique.

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Madaba

Aux pieds du Mont Nébo, site biblique vénéré par les Chrétiens, se trouve la petite ville de Madaba. Elle abrite les vestiges de quelques superbes églises byzantines et la très belle Eglise St Georges, connue pour son sol en mosaïque représentant la carte de la Palestine.

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Dana

Falaises de grès rouge, ruines archéologiques, montagnes boisées et dunes de sable : la réserve de Dana offre à ses visiteurs une incroyable variété de paysages. Les plus attentifs pourront également observer quelques unes des 190 espèces d’oiseaux recensées.

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Les thématiques

Les mosaïques de Jordanie

L’art de la mosaïque en Jordanie se découvre dans les ateliers qui subsistent encore à Madaba.

Probablement originaire d’Orient, la mosaïque s’est développée à partir du Ve siècle avant J.C en Grèce puis à Rome. On l’utilisait pour recouvrir les sols, mais aussi les murs des édifices, afin de les décorer. Petit à petit les centres de production se multiplièrent tout autour de la méditerranée, c’est ainsi que sur le site antique de Jerash, des fouilles ont permis de mettre au jour de superbes pièces.

On reconnaît la qualité du travail du mosaïste par la finesse des traits du dessin représenté, la taille des carreaux et la vivacité des couleurs.

On a retrouvé à Madaba de très beaux spécimens, regroupés dans le parc archéologique, ouvert à la visite.
Mais la pièce la plus spectaculaire reste sans doute le sol de l’Eglise Saint Georges, en partie recouvert d’une superbe carte de la Palestine entièrement en carreaux de mosaïque. Même si elle ne nous est que partiellement parvenue, elle impressionne par le nombre de détails qu’elle contient, tout comme la symbolique chrétienne qu’elle transmet.

Sur les traces des Nabatéens

Les premières traces des Nabatéens remontent au VIe siècle avant Jésus Christ.
Peuple de nomades, ils étaient connus pour leur parfaite connaissance du désert et de ses points d’eau.
Fins commerçants, ils ont installé leur capitale, Petra au carrefour de plusieurs routes caravanières. Celle-ci s’est donc développée grâce aux échanges d’épices et d’aromates qui avaient lieu dans la région, et dont ils tiraient de nombreux bénéfices.

Bien que protégée au cœur d’un cirque montagneux, la cité de Petra devait sans cesse être défendue contre les invasions, notamment des Hébreux. Le règne d’Aretas IV marque le sommet de leur puissance : le royaume s’étendait alors de Bosra au nord à Hegra, actuellement en Arabie Saoudite, et sans doute même jusqu’au Sinaï.
Refuge et entrepôts pour les richesses, Petra acquit à cette période quelques uns de ses bâtiments les plus somptueux. Il faudra attendre le IIe siècle après J.C pour noter le début du déclin de ce peuple puissant, en partie à cause de la perte de son indépendance politique au profit de la province d’Arabie.
Cependant, les Nabatéens sont entrés dans l’Histoire, notamment grâce à leur alphabet, considéré comme l’ancêtre de l’écriture arabe.